atelier pigment

janvier 2007 l’atelier pigments, sandra, cleide, béatrice

mais aussi parmi nos ateliers, l’atelier châssis l’atelier rouge
l’atelier brun l’atelier vert l’atelier bleu
l'atelier noir l'atelier blanc l'atelier jaune

un atelier de découverte technique pour créer simplement ses propres couleurs avec un liant et des pigments

le matériel utilisé

- des pigments du commerce déjà broyés

les bruns des ocres et des terres, les rouges, orange et jaunes des cadmiums, les bleus égyptiens, les noirs de vigne.
 



- des liants naturels, le plus courant possible, à trouver à la cuisine, et des liants industriels
un liant de dispersion acrylique Guardi
la paraffine fondue au bain-marie, mais une cire d’abeille décolorée serait plus dans la tradition
le jaune d’œuf et le blanc d’œuf, pour la tempera
du fromage blanc à 0%, pour la peinture à la caséine
un gel brillant acrylique de marque Pébéo
de la gomme arabique diluée à l’eau
de l’huile de lin
et juste de l’eau, comme élément témoin

 

 

- des outils
des spatules et pinceaux,des récipients divers, une surface dure pour préparer les couleurs, une plaque électrique pour le bain-marie de la paraffine

 

 

 

- des supports pour les tests
du papier aquarelle
du carton bristol
du carton brun
du pavatex brun
du bois léger contreplaqué
de la toile de coton brute
du papier toilé synthétique brillant

 

 

la marche à suivre

nous avons d’abord fait des essais systématiques : un seul pigment, l’ocre jaune travaillé avec chaque liant et appliqué sur chaque support pour tester toutes les variations possibles. le pigment est mélangé à la spatule avec le liant, pour obtenir une consistance crémeuse. La quantité de liant dépend de sa nature : très peu avec les liants industriels, nettement plus avec les liants naturels.

 

 

 

Puis nous avons appliqué la couleur obtenue au pinceau, en bande sur chaque support, en notant les références, pour pouvoir comparer les essais une fois secs. C’est très important aussi de voir comment se comporte la couleur préparée, si elle se passe facilement, si elle tire, si elle a tendance à sécher vite ou lentement. nous avons aussi regardé les qualités d’absorption des différents supports.

 

 

 

la paraffine est un cas particulier, car elle doit être fondue au bain-marie, donc dans un récipient lui-même placé dans une casserole d’eau frémissante. Il faut pouvoir la maintenir liquide pour la mélanger avec le pigment, car dès qu’elle refroidit, elle durcit et on ne peut plus la travailler.
quelques constatations

après séchage, nous avons fait le bilan de ces essais, ceux qui nous ont paru intéressants ou non. Si le travail au jaune d’œuf a séduit chacune, l’aspect mat et triste de la caséine ne nous a pas plu. nous avons pris en compte la facilité de travail, la transparence et l’opacité, la brillance et la matité de chaque élément. Nous avons aussi regardé la cohérence entre le support et la couleur : le papier synthétique toilé est un très mauvais support pour ces tests naturels.

 

applications

Sandra a fouillé dans sa collection de cartes postales, choisi des pigments bleus, le jaune d’oeuf comme liant, et recréé un monde marin.

 

 

Cleide a gardé son support favori, le papier, et a flashé sur les cadmiums, en mélangeant des techniques et des liants, des empreintes.

 

 

Béatrice a choisi le bois, le jaune d’œuf et la gomme laque, pour des séries beiges ou bleues

 


Et pour finir, nous avons fait un travail à six mains en mélangeant les techniques et les pigments

 
 

 

 


retour à la liste des ateliers